De son vrai nom Jules Scinta, entre scansions hypnotiques et véritable talent mélodique, le Montois fait parfois songer à Stromae. Et c’est plutôt un compliment…
À tout juste 24 ans, il s'impose imperceptiblement comme l'une des révélations majeures de la nouvelle scène pop francophone. Son pseudonyme lui vient d'un surnom affectueux que lui ont choisi ses anciens colocataires en Flandre. Il a en effet poursuivi des études musicales à la PXL-Music School de Hasselt dans le Limbourg.
Issu d'une famille de musiciens d'origine sicilienne, il grandit à Jurbise, dans la région de Mons. Dans un tel bouillonnement de notes, il a peut-être même appris à chanter Ciuri, Ciuri, l'hymne informel de l’île avant de savoir lire et écrire…
Il suit d'abord les traces de son père en apprenant la batterie mais il s’est vite lassé des tammorra et autres ciancianeddi. Jusqu’à présent, celui qui chante qu’il « vient d’une famille où la douleur est un état d’esprit » (sur Tout va bien), TeddyBear n’a jamais été tenté par la tarentelle, trop joyeuse et insouciante pour lui. Avant d’oser noircir ses premières feuilles avec ses histoires très personnelles et plus encore empoigner un micro, il fait donc ses premières armes comme batteur pour Suarez ou Mister Cover, le groupe de reprises -notamment- de Pierre Rapsat. C’était il y a pas si longtemps mais c’est déjà de l’histoire ancienne.
Un électrochoc aura cependant nécessaire pour que Jules Scinta se métamorphose en TeddyBear. Frappé par la perte de plusieurs proches, il commence à coucher son mal-être sur papier pour apaiser la douleur. Peu à peu, il se rendra compte que ces lignes produites dans la douleur possèdent aussi un caractère universel.

En 2023, poussé au micro lors d’un concert, c'est comme un déclic, il se rend compte que ce remplacement impromptu lui indique une nouvelle voie à explorer. Ses baguettes ont depuis été rangées au placard. Avec seulement une poignée de chansons à son actif, le style de TeddyBear, malgré son pseudo un peu bisounours, dévoile un personnage de véritable tragédien. De Stromae à Eddy De Pretto, en passant même par le grand Jacques (Brel), il a indiscutablement de qui tenir. Avec seulement trois chansons, trois histoires devrait-on dire, à son actif, TeddyBear n’est encore qu’à l’aube de sa vie, artistique comme personnelle. Et on a hâte d’en découvrir les prochains chapitres. « Faut qu’je m’aime/C’est la base d’une vie saine » répète-t-il dans Chaussures roses. On le lui souhaite évidemment et ses aficionados sont de plus en plus nombreux à lui envoyer des ondes positives.
En concert:
TeddyBear sera le samedi 5 septembre au festival Les Solidarités à Namur (Belgique) avec à l'affiche le même jour Soprano, Louane, Mentissa, Suzane et le rappeur Youssef Swatt's. La journée du samedi affiche déjà complet!
Le festival Les Solidarités se déroule sur le site Ecolys à Suarlée juste à côté de Namur du vendredi 4 avec notamment Orchestral Manoeuvres in the Dark et Faithless au dimanche 5 septembre avec e.a. Ben Mazué, Gaëtan Roussel et Christophe Maé. Infos et réservations: lessolidarites.be
(Stéphane Soupart - Photo: © Christophe Dehousse)
Photos 1&2: TeddyBear sur la scène des Francofolies de Spa (Belgique), le 25 juillet 2026
