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Né un 27 mai : Alain Souchon, au coeur de notre inconscient collectif

  • 27 mai 2026 11:00

Parfois désabusé, souvent nostalgique mais jamais désespéré, Alain Souchon a vu le jour à Casablanca au Maroc en 1944

 

Depuis le début dans années 70, il s’est progressivement imposé comme une des figures majeures de la chanson française, notamment grâce à sa complicité avec Laurent Voulzy, grand ciseleur de mélodies accrocheuses devant l’Eternel. Dès son premier album "J’ai dix ans" en 1974 et sa plage titulaire, il inscrit inlassablement ses refrains dans l’inconscient collectif. Ses chansons connues de tous s’égrènent comme un délicieux chapelet sans fin. Quelques exemples ? "Qui dit qui rit" ou "Bidon" de l’album du même nom en 1976, "Allo maman bobo" et "Y’a d’la rumba dans l’air" en 1977, "Rame" ou "Le bagad de Lann-Bihoue" en 1980, "On avance" et "Saute en l’air" en 1983, "La ballade de Jim" et "J’veux du cuir" en 1985, "La beauté d’Ava Gardner" et "Ultra moderne solitude" en 1988, "L’amour à la machine" et "Sous les jupes des filles" en 1993, "Tailler la zone" en 1999, "Et si en plus y’a personne" (un questionnement sur l’utilité des religions qui prétendent toutes détenir l’unique vérité) en 2005, "Parachute doré" en 2008, "Le jour et la nuit" en 2011, "Ames fifties" en 2019…

Sous des airs de gentil dadais dégingandé, Souchon n’hésite pas non plus à dénoncer ce qu’il considère comme des injustices. "Poulailler song" en 1977, plus récemment "La vie ne vaut rien" sont de véritables hymnes aux accents (presque) révolutionnaires. Sans jamais élever la voix, il s’insurge avec "Foule sentimentale" (1994) contre la société de consommation. Bien avant l’avènement des affres de la fast fashion et du tout Amazon/Alibaba. Dans "Les papas des bébés" en 1983 déjà, il milite pour une plus grande égalité entre hommes et femmes au sein des couples. 

Et quand il chante "Sans opinion le chanteur / j’vous suis dans toutes vos combines" d’entrée de jeu sur "C’est comme vous voulez" en 1985, rien n’est moins vrai évidemment !

La seule personnalité politique inscrite au répertoire de Souchon, c’est l’égérie de Lutte Ouvrière Arlette Laguiller en 1988. Pas certain que le chanteur lui ait un jour accordé son vote mais visiblement, il l’aime bien…

Avant de continuer à "Tailler la zone" à nouveau seul  dès cet été, ll donnera ses trois derniers concerts avec ses fils Pierre et Ours à l'Olympia de Paris début juin. La boucle de cette tournée magique sera ainsi bouclée.

(Stéphane Soupart - Photo : © Etienne Tordoir)

Photo : Alain Souchon à Liège (Belgique) en décembre 1986

 

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