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Née un 3 juin : Doro Pesch, la Metal Queen de Düsseldorf

  • 03 juin 2026 06:00

Doro Pesch a certes vu le jour en 1964 à Düsseldorf, la ville qui a vu éclore la musique electro allemande et Kraftwerk, mais elle n’a jamais juré que par les guitares électriques. Et saignantes de préférence…

Fille d'un chauffeur routier qui l'emmène régulièrement sur les routes, Doro Pesch développe très tôt le goût du voyage et de l'aventure. Son adolescence est marquée par une douloureuse épreuve. Avant même d’envisager une carrière dans la musique, elle apprenait un métier aujourd’hui tombé dans l’oubli -typographe- et se voit diagnostiquer une tuberculose pulmonaire. Après une longue convalescence, elle finit par guérir et envisage alors d’empoigner le micro et de s’époumoner pour conjurer le sort.

En 1980, elle intègre son premier groupe, Snakebite, qui joue du rock dans une cave de la ville industrielle où elle a toujours vécu. Tous les métalleux du coin et une palette de groupes underground s’y retrouvent pour répéter sans s’attirer les foudres des voisins. Après quelques autres expériences sans lendemain, elle fonde Warlock, un groupe carrément heavy metal. Signé par le label belge Mausoleum Records, elle  enregistre "Burning The Witches", en 1984. Un titre qui en dit long sur leur état d’esprit ! Le groupe récolte alors de multiples lauriers : meilleur nouveau groupe de l’année pour le magazine spécialisé Kerrang! ainsi que meilleure chanteuse pour les lecteurs de Metal Forces. Il faut dire que la pétulante jeune femme à l’impressionnante crinière blonde ne laisse pas indifférent. Warlock enregistre trois autres albums, "Hellbound", "True As Steel" et "Triumph and Agony" avant que Doro Pesch ne se décide à voler de ses propres ailes malgré le succès du clip All We Are tournant en boucle sur MTV. Près de quatre décennies plus tard, le morceau continue de générer des millions d’écoutes sur les plateformes.

Comme le nom de Warlock ne peut plus être utilisé pour de sombres questions de droits, la chanteuse se contentera désormais de son seul prénom raccourci en Doro. Pendant un temps, elle espère concrétiser son rêve américains et abandonne ses bucherons teutons pour un quarteron recruté au pays de l’Oncle Sam.

En 1989, elle intitule son premier album "Force Majeure" et confie le suivant un an plus tard à Gene Simmons, l’ineffable bassiste à la langue bien pendue de Kiss. Elle retrouve ensuite l’Europe et redécouvre progressivement le plaisir de chanter dans sa langue natale. Comme beaucoup d’autres métalleux, elle s’acoquine à la grande musique et réinterprété ses grands classiques avec le Classic Night Orchestra en 2004 pour le bien nommé "Classic Diamonds" (2004). En mars 2012, Doro célèbre son 2 500e concert dans sa ville natale de Düsseldorf. En 2018 paraît "Forever Warriors, Forever United", un double album, dédié à Lemmy Kilmister, bassiste et éructeur en chef de Mötorhead dont elle était très proche.

À ce jour, elle compte une vingtaine d’albums studio à son actif et, rare femme à s’être imposée durablement dans le monde de métal, elle continue d’arpenter les scènes avec une fougue rare.

Concert:

Lundi 29 juin: Festival Live Is Live - Anvers (Belgique) avec aussi Iron Maiden en tête d’affiche, Erica (metal symphonique), Testament (trash metal) et Freddy Melculy (hardcore belge)

Infos et réservations: www.liveislive.be

(Stéphane Soupart - Photo: © Etienne Tordoir)

Photo: Portrait de Doro Pesch avec Warlock à Bruxelles (Belgique) en octobre 1986

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