Preloader

Paris - Expos Été 2026 - #1 – Calder, rêver en équilibre

  • 02 juin 2026 21:00

Alexander Calder se voit consacrer une rétrospective d’exception à la Fondation Louis Vuitton : plus de 300 pièces, des jouets mobiles aux sculptures monumentales, pour redécouvrir l’homme qui a mis la sculpture en mouvement.

Peu d’artistes ont changé aussi radicalement le visage de la sculpture au XXe siècle qu’Alexander Calder. Avec ses mobiles et ses stabiles, il a fait entrer la forme dans l’espace, libérée du socle et animée par le souffle de l’air. Paris attendait depuis longtemps une exposition à la hauteur de son influence, monumentale : la Fondation Louis Vuitton comble ce vide avec un parcours qui traverse un demi-siècle de création, des années 1920 aux années 1970.

Né aux États-Unis en 1898, Calder commence par étudier l’ingénierie avant de se tourner vers les arts. C’est dans les ateliers de Montmartre, dans les années 1930, qu’il développe l’idée de sculpture en mouvement, inspirée par le cirque et les jeux mécaniques. Ses mobiles, suspendus et animés par l’air, deviennent ses signes distinctifs : des formes géométriques colorées qui dansent dans l’espace, défiant la gravité.

À la Fondation Louis Vuitton, plus de 300 pièces sont rassemblées, des petits jouets sculpturaux aux mobiles XXL. Le bâtiment signé Frank Gehry devient lui-même un écrin de lumière où les œuvres flottent, créant un dialogue entre architecture et sculpture. Calder apparaît ici non seulement comme un inventeur de formes, mais comme un poète de la gravité, capable de transformer l’espace en un lieu de jeu et de rêve. La rétrospective permet de mesurer à quel point son travail a ouvert la voie à de nombreuses pratiques contemporaines, de l’art cinétique aux installations immersives.

Infos pratiques

Calder, rêver en équilibre

  • Quand : jusqu’au 16 août 2026

  • Où : Fondation Louis Vuitton, 8 avenue du Mahatma Gandhi – Bois de Boulogne, Paris 16e

Photo : Intérieur de l'Université de Saint-Gall (Suisse) après la rénovation de 2010 : vue du grand escalier menant au 2e étage du bâtiment principal, au centre un mobile d'Alexander Calder (octobre 2010).

Partager: