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Un artiste controversé s'attire les foudres de la presse croate

  • 06 sept. 2026 10:00

"Un Belge arrogant a commis une bêtise." C’est par ces mots cinglants que la presse croate a lancé son offensive contre Jan Fabre. L’artiste anversois avait en effet clôturé sa villa de plage sur l’île de Vis avec du fil barbelé sous tension, provoquant la colère des promeneurs et des baigneurs.

Les promeneurs qui souhaitaient se rendre de l’autre côté de la baie de Vela Čavojnica se sont heurtés à une clôture de 1,70 mètre de haut, munie de fil électrifié qui s’étendait jusque dans l’eau. "Nous avons eu une mauvaise surprise. Il a littéralement électrifié toute la baie", a écrit un visiteur indigné sur Facebook. Le site d’information croate 24Sata a révélé jeudi l’identité du propriétaire : Jan Fabre. Le même jour, le ministère de la Mer, des Transports et des Infrastructures s'est rendu sur place.

Inspection sur place

Que s'est-il avéré ? La clôture se trouvait sur un terrain maritime, et non sur une propriété privée, et bloquait l'accès à la plage. Or, cela est contraire à la législation croate. Fabre, qui était présent sur place, a déclaré qu'il n'était pas au courant des règles locales. Les inspecteurs lui ont ordonné de retirer immédiatement la clôture. Fabre s'est exécuté : jeudi, vers 13 h 30, la clôture avait déjà été retirée.

Réaction de Fabre

"La clôture n’avait pas pour but de privatiser le littoral, mais de protéger la maison contre les chèvres errantes. Celles-ci ont déjà causé beaucoup de dégâts à la maison par le passé." C’est ce qu’a déclaré Fabre dans une réaction publiée dans plusieurs journaux. Les autorités ont jugé cette réaction rapide suffisante et n’ont pris aucune autre mesure.

Une dette fiscale mise au jour

La presse croate a creusé davantage et a découvert une dette fiscale impayée de 18 371 euros. Fabre confirme cette dette, mais affirme qu’il n’en avait pas connaissance car les courriers avaient été envoyés à une ancienne adresse en Belgique. Le paiement a entre-temps été effectué, mais n’a pas encore été mis à jour dans les registres. 

Un passé controversé

Les médias croates ont également rappelé la condamnation de Fabre : en 2022, il avait écopé de 18 mois de prison avec sursis pour comportement sexuel inapproprié et harcèlement. Fabre a acheté sa résidence secondaire au bord de la mer Adriatique en 2012.

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