Gianni Mattioli, physicien génois et père de l’écologisme italien, s’est éteint à l’âge de 86 ans. Député pendant quatre législatures, ministre au sein du gouvernement Amato et cofondateur des "Listes Verdi" ("Listes vertes"), il restera dans les mémoires pour sa lutte antinucléaire et pour avoir su allier science et engagement politique en faveur de la défense de l’environnement.
Sa carrière institutionnelle a été longue et dense : quatre législatures en tant que député, le poste de ministre des Politiques communautaires au sein du gouvernement Amato, celui de sous-secrétaire au ministère des Travaux publics sous les exécutifs de Prodi et D’Alema, et enfin porte-parole de la Fédération des Verts, dont il fut également l’un des fondateurs.
Angelo Bonelli, député de l’Alliance Verts et Gauche (Avs) et co-porte-parole d’Europa Verde (Europe Verte), lui rend hommage :
"Il a été l’un des protagonistes les plus influents et respectés de l’écologisme italien, un homme qui a su allier rigueur scientifique, engagement civil et passion politique." Bonelli souligne également le rôle décisif de Gianni Mattioli, aux côtés de Massimo Scalia, dans la bataille historique antinucléaire, qui a contribué à infléchir la trajectoire énergétique du pays.
Toute sa vie a été consacrée à la défense de l’environnement, à la recherche de modèles énergétiques durables et à la construction d’une culture écologiste fondée sur le savoir et sur le sens des responsabilités envers les générations futures. "Sa disparition, conclut Bonelli, représente une immense perte pour le mouvement écologiste, pour la vie politique et pour l’Italie."
