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Né un 2 juin: Tony Hadley, la voix suave de Spandau Ballet

  • 02 juin 2026 09:30

Mine de rien, né en 1960 à Londres au Royaume-Uni, Tony Hadley fête aujourd’hui son 65ème anniversaire

L’ancien chanteur de Spandau Ballet reste toujours une icône du mouvement New Romantics apparu dans les clubs londoniens, comme le Blitz (ouvert par Rusty Egan et Steve Strange de Visage) à la toute fin des années 70. Avec des groupes comme Duran Duran ou Spandau Ballet, ce mouvement marquait, d’une certaine manière, le retour du glamour et des paillettes dans la musique populaire anglaise. Même si, à leurs débuts, ses protagonistes ne possédaient pas un sou vaillant pour peaufiner leur look ! On est alors bien loin du No Future prôné par les punks. "Punk Is Not Dead" comme le clament encore aujourd’hui les derniers survivants du mouvement iconoclaste mais le coeur n’y est plus depuis longtemps.

Encouragé par de nouveaux magazines comme "The Face" et "i-D" qui apparaissent dans les kiosques au même moment, ce style musical prône une joie de vivre et même un certain hédonisme. Et Spandau Ballet, avec ses chemises à jabot et son extravagance soignée, s’impose comme une des têtes de file du mouvement. De l'esprit punk, ils conservent cependant une volonté d’indépendance en montant par exemple leur propre label Re-formation

En 1980, leur premier single "To Cut A Long Story Short" (et ses nombreux remixes et versions longues pour les discothèques) est un succès immédiat. Leur premier album "Journeys To Glory" démontre leur ambition d’atteindre les sommets. Ce sera chose faite deux ans plus tard avec l’album "True" et cette plage titulaire un peu sirupeuses qui atteint la première place partout en Europe. "En nous croisant, les gens s'attendaient souvent à tomber sur des mecs super cool. Certains étaient sans doute un peu déçus en constatant que nous étions incroyablement ordinaires" se souvient Hadley." Spandau Ballet enregistrera encore trois autres disques, "Parade" (1984), "Through The Barricades" (1986) et "Heart Like A Sky" (1989) qui passeront tous un peu inaperçu. Leur étoile commence donc à pâlir et l’une ou l’autre reformation temporaire n’y changera rien. Le chapitre est bel et bien clos.

Progressivement, d’album en album, Tony Hadley se métamorphosera lui en crooner au point de consacrer l’essentiel d’un de ses dernier spectacles à des reprises de Frank Sinatra, Tony Bennett et d’Ella Fitzgerald. Sans jamais abandonner totalement les refrains qui firent sa réputation dans les années 80, "Only When You Leave" et "The Freeze", "Chant n°1" et "Gold". En effet, le chanteur n'oublie jamais que c'est d'abord la nostalgie qui pousse les spectateurs à se déplacer jusqu'à lui.

(Stéphane Soupart- Photo : © Etienne Tordoir)

Photo : Tony Hadley avec Spandau Ballet sur la scè,e du Cirque Royal à Bruxelles (Belgique) le 19 octobre 1983

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