Le fondateur et directeur historique du festival international de photojournalisme "Visa pour l’Image", Jean-François Leroy, est décédé ce lundi 31 août à Paris, à 69 ans, des suites d’un cancer. Figure tutélaire du genre, il a dirigé pendant près de quarante ans la manifestation perpignanaise, devenue rendez-vous mondial de l’image documentaire.
Il avait fait de Perpignan la capitale du photojournalisme. Jean-François Leroy, fondateur et directeur historique du festival Visa pour l’Image, est décédé entouré de ses proches ce lundi 31 août 2026 à Paris, à l’âge de 69 ans, des suites d’un cancer.
Cofondateur en 1989, avec Roger Thérond, ancien directeur de la rédaction de Paris Match, du festival international de photojournalisme de Perpignan, Jean-François Leroy en a été l’âme et le capitaine pendant près de quarante ans. Sous sa direction, Visa pour l’Image s’est imposé comme le rendez-vous mondial de référence pour les photographes, les rédactions et les agences, défendant avec une énergie farouche le travail des reporters et la valeur du documentaire.
"Toute l’équipe de Visa pour l’Image – Perpignan et toute la famille de Jean-François Leroy ont la tristesse de vous annoncer la mort, ce lundi matin, du fondateur et directeur historique du festival", peut-on lire dans le communiqué publié conjointement par la famille et l’équipe du festival.
Affaibli par la maladie depuis plus d’un an, Jean-François Leroy n’avait pas pu assister à l’inauguration de la 38ᵉ édition, qui s’ouvre cette semaine à Perpignan dans une atmosphère particulière, marquée par l’absence de celui qui en fut le visage et la voix. C’est la première fois en 38 ans que le festival se tient sans son fondateur.
Figure tutélaire, parfois controversée, toujours passionnée, Jean-François Leroy a porté Visa pour l’Image avec une exigence rare, refusant les compromis sur la qualité et la légitimité du travail présenté. Il a su attirer à Perpignan les plus grands noms du photojournalisme international, de Sebastião Salgado à James Nachtwey, en passant par les jeunes talents qu’il a souvent encouragés et défendus.
Sa disparition intervient alors que le festival, devenu institution, s’apprête à accueillir des milliers de visiteurs, professionnels et amateurs, venus du monde entier pour découvrir les expositions, projections et rencontres qui font la renommée de l’événement.
Jean-François Leroy laisse derrière lui un héritage considérable : celui d’avoir fait de Perpignan, ville du sud de la France, la capitale mondiale éphémère mais incontournable du photojournalisme, et d’avoir offert à des générations de photographes une scène unique pour montrer leur travail.
