Neuf mois après le cambriolage spectaculaire du Louvre, au cours duquel les bijoux de la Couronne de France ont été dérobés à l'aide d'une disqueuse, la galerie d’Apollon rouvre ses portes au public, en présence de la ministre Catherine Pégard.
L'espace de 60 mètres de long, situé au premier étage de l'aile Denon, renonce toutefois à exposer ses objets précieux et retrouve sa vocation originale du XVIIe siècle, à savoir celle d’une "galerie d’apparat". Les visiteurs pourront y contempler un décor exceptionnel composé de 41 peintures, 36 ensembles sculptés et 28 tapisseries, illustrant le dieu solaire Apollon accompagné de ses muses.
"C’est notre galerie des Glaces à nous, avec ces plafonds réalisés par Le Brun et continués par plusieurs générations de peintres du XVIIe siècle jusqu’à Delacroix. On a envie que les visiteurs puissent l’appréhender comme la pièce la plus fastueuse du Louvre et retrouver un peu le palais sous le musée", a confié au Parisien Christophe Leribault, actuel président du Louvre nommé en remplacement de Laurence des Cars.
Quant aux pièces qui ont échappé au vol, elles seront exposées dans "une chambre forte, sans fenêtre, à un autre endroit du musée", a précisé le président de l'établissement.
À ce jour, les bijoux de la Couronne de France, dont la valeur est estimée à 88 millions d’euros, demeurent introuvables. Les deux suspects arrêtés, Abdoulaye N. (40 ans) et Ghelamallah A. (36 ans), n'ont toujours pas révélé l'identité du commanditaire, le cerveau de l'opération.
