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Né un 12 août : August Darnell est Kid Creole et vice versa

  • 12 août 2026 16:30

August Darnell a vu le jour en 1950 dans le quartier du Bronx à New York. Il ne faut surtout pas le confondre avec son cadet, le rappeur Kidd Creole (avec deux d) car il déteste ce crime de lèse-majesté !

Dans sa famille d’origine caribéenne, August Darnell  grandit dans un environnement culturel qui mêle rythmes latino et déhanchements calypso avec un soupçon de jazz et de soul. Chez lui, tous les prétextes sont bons pour danser et faire la fête. Plutôt que d’embrasser  directement une carrière musicale, il fait cependant un petit crochet par les bancs de l’université pour tâter un peu de littérature anglaise et de philosophie. Mais le virus de la musique l’emporte rapidement vers des nuits autrement plus fiévreuses…

Son premier projet musical notable, qu’il fonde avec son frère Stony Browder Jr, s’appelait Dr. Buzzard's Original Savannah Band. Un peu difficile à mémoriser, vous en conviendrez aisément ! Avec leurs allures de big band hétéroclite des années 30, leur style rétro indéfinissable combine swing, jazz et déjà un peu de disco. Il préfigure clairement ce que deviendra Kid Creole & the Coconuts lorsqu'August Darnell aura peaufiné sa recette en 1980.  Vous voulez en connaître le secret ? Une sorte de théâtre musical hétéroclite non dénué d’humour avec un intervenant clownesque en la personne de Andy Hernandez alias Coati Mundi mais aussi (surtout peut-être) trois jolies choristes aux tenues aussi légères qu’affriolantes. Kid Creole ne serait jamais devenu ce qu’il est aujourd’hui sans Adriana Kaegi, Fona Rae et Brooksie Wells qui ont depuis longtemps passé le témoin (ou la noix de coco) à d’innombrables autres accortes donzelles.

Depuis "Off The Coast Of Me" (1980), "Fresh Fruit In Foreign Places" (1981) et "Tropical Gangsters" (1982), la trilogie initiale publiée sur le très branché label Ze Records, il faut bien avouer que l'ensorcelante potion musicale concoctée depuis 45 ans par August Darnell conserve inlassablement le même cap. Sur scène, il reste un fabuleux entertainer mais si quelques nouveaux titres comme  "Are You Bad Enough" trouvent leur place dans la setlist,  il lui est strictement interdit d'oublier "Annie I’m Not Your Daddy" ou "Stool Pigeon". Rien de tel pour faire encore et toujours faire chavirer son public. 

August Darnell avec Kid Creole & The Coconuts sur le plateau de l’émission télé "Génération 80" à Bruxelles (Belgique) en octobre 1983 - Photo : © Etienne Tordoir

Alors que "Nothin'left But The Rest"; son dernier album avec The Coconuts remonte à 2021, August Darnell se prend maintenant pour le chef d'un big band années avec d'abord une longue version orchestrale et plutôt emphatique de "In The Name Of Common Decency, Pt.1" sur son propre label 2C2C en mai 2026 et une version enrichie de quelques paroles, une "Pt. 2" un an plus tard qu'August Darnell présente comme un hymnes aux peuples indigènes de la planète. Il a composé ce titre après un voyage auprès de la tribu Huaorani en Équateur et répète depuis lors que cette rencontre a profondément changé sa vision du monde. Après toute ces années, August Darnell se montre donc toujours déconcertant...

(Stéphane Soupart - Photo : © Etienne Tordoir)

Photo 1: August Darnell avec Kid Creole & The Coconuts sur la scène du "W Festival" à Ostende (Belgique) le 26 août 2022

Photo 2 : August Darnell avec Kid Creole & The Coconuts sur le plateau de l’émission télé "Génération 80" à Bruxelles (Belgique) en octobre 1983

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