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Né un 19 juillet : Nicolas Fiszman, de l’ombre à la lumière

  • 19 juil. 2026 14:00

Le bassiste et guitariste belge a vu le jour à Bruxelles en 1964 et a joué aux côté des plus grands: de Vanessa Paradis  à Sting…

Il n’avait que 13 ans mais Nicolas Fiszman n’a jamais oublié sa toute première session en studio. Le dessinateur Frédéric Jannin est venu le chercher pour God Save The Night Fever, le premier 45t des Bowling Balls (avec Bert Bertrand et Thierry Culliford), prolongement musical drolatique mais diablement efficace de la bande dessinée "Germain et nous" qui vivait ses débuts dans le "Trombone Illustré", supplément (faussement) pirate journal "Spirou"

Près de 45 années auront été nécessaires pour que Nicolas Fiszman nous fasse enfin goûter à ses propres compositions avec un premier album instrumental qui porte simplement son nom. S’il a certes opté pour des lumières tamisées, cet homme de l’ombre (et fier de l’être) possède un curriculum absolument impressionant. A l’unisson, tous ceux qui l’ont côtoyé louent sa dextérité autant que sa gentillesse. 

Que ce soit sans le jazz (musique à laquelle il a été biberonné), dans le jazz et même dans le rock, la liste de ses collaborations ressemble à une inventaire à la Prévert. Et tout chasseur d’autographe ne peut que le jalouser d’avoir tutoyé autant d’étoiles. Dans l’Hexagone, que ce soit en tournée ou sur les pochettes de disque, on le retrouve aux côtés de Jacques Higelin, Maurane, Alain Bashung, Patricia Kaas, Johnny Hallyday, Vanessa Paradis, Benjamin Biolay, Adamo, Julio Iglesias et Francis Cabrel derrière lequel il officie depuis 2015. 

Dans le jazz, de Larry Corryel à Toots Thielemans, de Charlie Mariano à Didier Lockwood, de nombreux ténors de la Note Bleue ont fait appel à ses services toujours comme bassiste. Comme souvent en musique, les plus improbables aventures débutent par un simple coup de fil inattendu. Alors qu’il avait déjà accompagné à plusieurs reprises le guitariste Dominic Miller, par ailleurs véritable bras de droit de Sting depuis le début des années 90, quelle ne fut pas sa surprise en 2019 de recevoir une demande totalement improbable: remplacer Sting à la basse pendant plusieurs semaines de tournée! L’ancien leader de Police s’étant blessé, Nicolas Fiszman est monté sur scène sous l’oeil d’abord inquisiteur du compositeur de An Englishman In New York et Roxane. Examen réussi haut la main! « Heureusement, je connaissais déjà tous les morceaux » dira-t-il plus tard.

Fiszman a visiblement apprécié l’expérience d’un  premier album puisqu’il a remise le couvert fin 2025 avec "Soul Jazz Grooves", un deuxième album tout aussi instrumental que le premier mais plus rythmé, groovy exactement, que le premier.

Très souvent bassiste mais quand même guitariste de formation, avec Philip Catherine comme premier professeur, Fiszman a peut-être trouvé le meilleur des deux mondes. Ainsi, quand il troque une Fender des plus classiques, il opte parfois pour un instrument dont j’ignorais jusqu’à l’existence: une Dzo à cinq cordes du luthier liégeois David d’Ascenzo. Un manche hors normes pour un artiste qui l’est tout autant…

(Stéphane Soupart - Photo: © Etienne Tordoir)

Photo: Nicolas Fiszman avec Quentin Dujardin et Manu Katché sur la scène du théâtre Marni à Bruxelles (Belgique)  le 18 avril 2026

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