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Née un 26 août : Shirley Manson, diva tourbillonnante du groupe américain Garbage

  • 26 août 2026 14:00

Shirley Manson a vu le jour en 1966 à Edimbourg (Ecosse) et a fermement pris les rênes de Garbage à l’orée des années 90

Avant de lier sa destinées à Butch Vig, Steve Marker et Duke Erikson, Shirley Manson a appris les ficelles du métier comme choriste au sein de Goodbye Mr Mckenzie (possible hommage au chanteur des Associates trop tôt disparu) et quelque temps avec Angelfish. La petite histoire prétend que c’est en visionnant par hasard un clip de ce groupe tombé dans les oubliettes que Butch Vig est tombé sous le charme de l’étourdissante rouquine.  Les boys qui l’entourent depuis maintenant quelques décennies sont finalement bien contents de la laisser onduler sous les lumières. Tantôt rageuse, tantôt lascive, sa voix constitue bien la signature ultime de mélodies accrocheuses souvent ourlées d’inventions sonores véritable marque de fabrique de Garbage. Il n’est d’ailleurs pas certain que "Only Happy When It Rains", "I Think I’m Paranoïd" ou "The World Is Not Enough" (écrit pour le James Bond de 1999) aient connu le même succès sans la présence électrique de Shirley. Car la donzelle est tout sauf une "Stupid Girl", pour faire référence à leur hit de 1995.

Shirley Manson avec Garbage sur la scène de l’Ancienne Belgique de Bruxelles (Belgique) le 17 juin 2019 (© Etienne Tordoir)

 Bien évidemment, le succès fulgurant de Garbage  suscite aussi l’intérêt de grandes marques. Shirley accepte ainsi de poser pour une campagne de Calvin Klein pour son parfum CK. Elle confessera plus tard dans les pages du magazine "Glamour" que cette expérience l’a aidée à mieux s’accepter elle-même et à surmonter partiellement le trouble de dysmorphophobie (une névrose obsessionnelle liée à l’image qu’on a de son propre corps) dont elle a été atteinte. La chanteuse n’hésite pas non plus à soutenir les causses qui lui tiennent à coeur. Avec Elton John et Mary J. Blige notamment, elle prête ainsi son visage à la marque de cosmétiques MAC en 2002 pour une ligne de produits baptisée Viva Glam dont les bénéfices sont versés à une association de lutte contre le SIDA.  

 Si, comme beaucoup d’artistes de cette génération, Garbage sacrifie aujourd’hui aux tournées nostalgiques en explorant leur ancien répertoire, il faut cependant avouer que leur dernière collection de chansons originales sur "No Gods No Masters" en 2021 n’a pas grand chose à envier à celles qui ont précédé.

Depuis 2006, Shirley Manson tente également de sortir un premier album solo. Ce ne sont pas les chansons qui lui manquent mais, en premier lieu, le soutien effectif d'un label. Ainsi, elle a présenté à Geffen Records en 2008 une collection de titres que les responsables de la maison de disques jugeaient trop noirs. "Ils voulaient que je devienne une sorte de nouvelle Annie Lennox mais je n'avais aucune envie d'écrire des refrains faciles pour séduire le plus large public possible". On a ensuite entendu parler de collaborations possibles avec Ray Davies (The Kinks) ou David Byrne (Talking Heads) mais sans résultat probant malgré le partage d'une poignée de démos sur son profil Facebook. Au final, seules quelques chansons ont trouvé leur chemin jusqu'à nous, généralement sur des bandes originales de films comme "Queen Of The Bored" pour "American Gods" (2017) ou l'étrange "Alien Inside" en collaboration avec Arca en 2021. Mais on aimerait en entendre plus Shirley !

(Stéphane Soupart - Photo : Christophe Dehousse & Etienne Tordoir)

Photo 1: Shirley Manson sur la scène du festival OLT Rivierenhof à Anvers, le 16 juin 2026

Photo 2: Shirley Manson avec Garbage sur la scène de l’Ancienne Belgique de Bruxelles (Belgique), le 17 juin 2019

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